Interview d’Élodie Delboulbé, de la Fondation Free

C’est avec plaisir que nous avons accueilli, ce lundi 20 octobre 2014, Élodie Delboulbé, représentante de la Fondation Free, afin de lui faire visiter nos locaux. Cela a été l’occasion de revenir sur le partenariat existant entre les Ateliers du Bocage et La Fondation Free qui soutient le projet « Mon centre social numérique et durable ».

Ce projet porté par notre programme Solidatech et la Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France permet depuis 2011 de faciliter l’accès aux outils numériques, à des tarifs solidaires pour les centres sociaux, via des appels à projets.

Pour la Fondation Free, que représente ce partenariat avec les Ateliers
du Bocage autour de projets d’inclusion numérique ?

La Fondation Free dans son objet, s’inscrit dans une démarche de lutte contre les e-exclusions. Il était donc naturel d’apporter notre soutien aux Ateliers du Bocage et plus précisément au programme Solidatech pour permettre aux centres sociaux de bénéficier de tablettes numériques. En effectuant cet appel à projet en partenariat avec la Fédération Française des Centres Sociaux, les ADB ont fait preuve d’innovation et d’adaptabilité en proposant des outils numériques qui sont en phase avec les besoins exprimés par les personnes fréquentant ces centres. On ne réalise pas forcément à quel point l’usage de la tablette est plus pertinent que l’ordinateur pour certaines catégories de personnes, qu’il s’agisse de personnes âgées
ou de personnes atteintes de déficiences visuelles par exemple.

Qu’avez-vous pensé de votre visite des ADB ? Qu’a-t-elle apporté à votre vision des ADB ?

L’accueil aux ADB a été très chaleureux. Chaque responsable d’atelier a pris le temps de nous expliquer le processus de recyclage ou de reconditionnement des produits qu’il avait en charge. Il est assez impressionnant de voir la quantité de produits traitée dans ces ateliers, d’autant que la certification ISO 14 001 exige une traçabilité qui ne laisse aucune place à l’approximation : rigueur et précision sont de mise dans le traitement de chacun des produits et il est difficile de se rendre compte de l’organisation que cela implique sans être sur place. Au delà du large panel de produits ou services qu’ils proposent,  le point fort des ADB est clairement  de réussir à mêler insertion professionnelle et économie responsable tout en œuvrant pour la protection de l’environnement. Ce sont en effet autant de défis auxquels font face nos sociétés actuelles et que les ADB relèvent autant que possible, du haut de leurs 230 salariés.

Seriez-vous intéressée par l’étude d’autres perspectives de partenariat avec les ADB dans le futur ?

Absolument. Je ne parle qu’en mon nom à l’heure actuelle mais j’aimerais beaucoup pousser la Fondation à travailler avec les ADB sur le programme Clic Vert. Véritables enjeux environnemental et sanitaire, la question du traitement des DEEE* semble encore sous-estimée à l’heure actuelle. La pertinence du programme Clic vert est de vouloir lutter directement sur le sol africain contre ces décharges à ciel ouvert où trop de gens, et souvent des enfants,  manipulent ces matières dangereuses sans aucune protection ni prévention de la part des autorités locales. En organisant la collecte, le tri et le recyclage de ces e-déchets et de leurs contenants toxiques, les ADB participent là encore à la protection de l’environnement tout en cherchant à préserver la santé des populations concernées. En tant que Fondation d’un opérateur, il est important de ne pas détourner le regard de ces questions sociétales, que ce soit en France ou ailleurs.

* DEEE : Déchets d’équipements électriques et électroniques.

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